Les gares (elle se souvient, dans son enfance) restaient ouvertes jour et nuit. Le balayeur comme s'il époussetait le sol ; la buraliste dans un gros manteau de laine, engourdie par le froid et qui avait les mains à demi gantées. Elle vendait le journal et les Gauloises bleues que sa mère venait acheter pour son père vers 2 heures du matin, chaque nuit, après son travail.
«Rendez-moi ma soutane ! J'ai froid !» cria-t-il, trouant l'air.